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Deborah Turbeville

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Deborah Turbeville. Past imperfected 1977-1978

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Deborah Turbeville. Patti smith by the sea

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Deborah Turbeville. Versailles 1980

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Alfred Cheney Johnston

Alfred Cheney Johnston. Dolores Costello 1923. Ziegfeld girl Via wiki

Alfred Cheney Johnston. The actress Dolores Costello 1923. Ziegfeld girl

Leo Dohmen

Leo Dohmen. L'ambitieuse 1958

Leo Dohmen. L’ambitieuse 1958

 

Leo Dohmen

Leo Dohmen. L'ébéniste 1955 Via binocheetgiquello

Leo Dohmen. L’ébéniste 1955

 

Leo Dohmen

Leo Dohmen. La mariée mise à la poubelle par ses célbataires. Même hommage à Marcel Huct

Leo Dohmen. La mariée mise à la poubelle par ses célbataires. Même hommage à Marc Huct

 

Leo Dohmen

Leo Dohmen. Le mal de mer 1958

Leo Dohmen. Le mal de mer 1958

 

Leo Dohmen

Leo Dohmen. Ready made 1956

Leo Dohmen. Ready made 1956

 

Leo Dohmen

Leo Dohmen. Ready-made 1956

Leo Dohmen. Ready-made 1956

 

Leo Dohmen

Leo Dohmen. The crossing 1956

Leo Dohmen. The crossing 1956

 

Leo Dohmen

Leo Dohmen. L'imitation du cinéma

Leo Dohmen. L’imitation du cinéma

 

Leo Dohmen (1929-1999). Le surréalisme belge

Surnommé « Le pirate » par ses proches, enrobé depuis son décès en mars 1999 d’un parfum sulfureux, Leo Dohmen est une figure légendaire du surréalisme en Belgique et du milieu artistique anversois de l’après guerre.

Leo Dohmen1

Leo Dohmen

Ingénieur et chimiste le jour, tenancier de bar clandestin la nuit, colporteur d’ouvrages et d’œuvres du surréalisme belge à Paris, collagiste et photographe inculpé pour pornographie, marchand d’art puis galeriste, il y avait là assez d’ingrédients pour faire de Leo Dohmen un personnage de roman, de ceux que l’on croise dans les pages de Cendrars, de Monfreid, ou de Kessel, avec sa silhouette épaisse, rentrant au petit matin, un colt serré sous la veste.

Leo Dohmen

Leo Dohmen

Il semble que Leo Dohmen eut cent vie tant l’on se perd en sa chronologie qui le voit multiplier les activités, les voyages, les rencontres, se jouant du sommeil, des bons usages, croisant sur sa route les personnages les plus divers, des plus recommandables aux plus redoutables, figures incertaines d’une vie tendue vers toujours plus de liberté, toujours plus d’argent, celle-ci aidant à atteindre celle-là.

C’est pourtant le surréalisme qui trace la voie à ce jeune ingénieur de chez Gevaert à Anvers: le poète et mathématicien Gilbert Senecaut, ami de longue date de Marcel Mariën et collaborateur épisodique de la revue « Les lèvres nues » les présente l’un à l’autre en 1954. C’est le début d’une longue amitié, frappée d’estime réciproque, les deux hommes se complétant opportunément: Leo Dohmen devient l’homme de main, le messager, l’audacieux complice du timide et renfermé Marcel Mariën, lequel sert de mentor en politique, en littérature et en art à son jeune disciple qui dans le culot surpasse parfois le maître; on le verra en 1959 photographe de plateau dans « L’imitation du cinéma » de Marcel Mariën, mais aussi par des voies illégales – le détournement des gains d’un jeu publicitaires –  » le producteur associé » de ce film qui connut censure et interdiction; on le verra encore complice du tract « Grande baisse » de Marcel Mariën ironisant en 1962 sur la réussite de René Magritte – il confectionne le photomontage du billet de banque – et sera pendant l’exil américain et la parenthèse maoïste le dépositaire de nombreuses archives et de bien des secrets.

Leo Dohmen. L'imitation au cinéma

Leo Dohmen. L’imitation au cinéma

Leo Dohmen. Les travaux forcés. Photomontage pour La grande baisse 1962

Leo Dohmen. Les travaux forcés. Photomontage pour La grande baisse 1962

Leo Dohmen. Marcel Mariën 1956

Leo Dohmen. Marcel Mariën 1956

Leo Dohmen. Marcel Mariën 1956

Leo Dohmen. Marcel Mariën 1956

Leo Dohmen. Marcel Mariën 1956

Leo Dohmen. Marcel Mariën 1956

C’est de l’époque de cette rencontre que datent ses premiers collages – parfois reproduits photographiquement en plusieurs exemplaires – qu’il délaissera naturellement pour le photomontage, puis la photographie où il privilégiera les idées-chocs, telle « L’ambitieuse » (1958) à la toison bien aimée, ou la sensuelle « L’ébéniste » (1955), au corps strié comme les veines du bois, sans pour autant délaissé les possibilités de la manipulation, tel le photomontage (La chute, 1956) ou la solarisation (Traité de sensations, 1955).

Leo Dohmen. L'ambitieuse 1958

Leo Dohmen. L’ambitieuse 1958

Leo Dohmen. L'ébéniste 1955 Via binocheetgiquello

Leo Dohmen. L’ébéniste 1955
Via binocheetgiquello

Leo Dohmen. The cabinet maker 1955

Leo Dohmen. The cabinet maker 1955

Leo Dohmen. La chute 1956

Leo Dohmen. La chute 1956

Leo Dohmen. Traité des sensations 1955

Leo Dohmen. Traité des sensations 1955

Leo Dohmen. Traité des sensations 1955

Leo Dohmen. Traité des sensations 1955

Leo Dohmen. The head of the clan 1956

Leo Dohmen. The head of the clan 1956

Leo Dohmen. L'expérience 1955

Leo Dohmen. L’expérience 1955

Leo Dohmen. Sans titre 1955

Leo Dohmen. Sans titre 1955

Leo Dohmen. Moebius 1954

Leo Dohmen. Moebius 1954

Leo Dohmen. Sans titre 1953

Leo Dohmen. Sans titre 1953

Leo Dohmen. The symbolist 1953

Leo Dohmen. The symbolist 1953

Leo Dohmen. Alice in wonderland 1953

Leo Dohmen. Alice in wonderland 1953

Léo Dohmen. The traveller 1953

Léo Dohmen. The traveller 1953

Léo Dohmen. La revanche de la nuit 1958

Léo Dohmen. La revanche de la nuit 1958

Léo Dohmen. Le language des mains 1955

Léo Dohmen. Le language des mains 1955

Léo Dohmen. Sans titre 1955

Léo Dohmen. Sans titre 1955

Leo Dohmen. Sans titre 1955

Leo Dohmen. Sans titre 1955

Leo Dohmen. Sans titre 1955

Leo Dohmen. Sans titre 1955

Leo Dohmen. Le ludion 1956

Leo Dohmen. Le ludion 1956

Dans sa pratique de la photographie, Leo Dohmen conserve la radicalité de l’expérience du collage et de son procédé: opposition brutes et violentes entre les éléments réunis, dédain du contexte et de l’esthétisme, goût pour les représentations de sexe féminin, de bouches entrouvertes, tout un art du scabreux qui en fait plutôt qu’un praticien de la photographie, un dynamiteur qui, pour citer son biographe Jan Ceuleers, « opère toujours avec le même objectif: miner un monde dans lequel la culture n’est pas la seule à être établie sur l’absence de liberté ».

Leo Dohmen. La mariée mise à la poubelle par ses célbataires. Même hommage à Marcel Huct

Leo Dohmen. La mariée mise à la poubelle par ses célbataires. Même hommage à Marcel Huct

Leo Dohmen. Marcinelle 1956

Leo Dohmen. Marcinelle 1956

Leo Dohmen. Le mal de mer 1958

Leo Dohmen. Le mal de mer 1958

Leo Dohmen. La passion de Copernic 1956

Leo Dohmen. La passion de Copernic 1956

Leo Dohmen. Ready-made 1956

Leo Dohmen. Ready-made 1956

Leo Dohmen. Ready made 1956

Leo Dohmen. Ready made 1956

Leo dohmen. le sifflet du train 1956

Leo dohmen. le sifflet du train 1956

Leo Dohmen. Le vertige 1956

Leo Dohmen. Le vertige 1956

Leo Dohmen. Poor Belgium 1956

Leo Dohmen. Poor Belgium 1956

Leo Dohmen. The crossing 1956

Leo Dohmen. The crossing 1956

Leo Dohmen. Le voyeur

Leo Dohmen. Le voyeur

Leo Dohmen. Le réflecteur de conscience 1958

Leo Dohmen. Le réflecteur de conscience 1958

Leo Dohmen. Communicating vases 1956

Leo Dohmen. Communicating vases 1956

Leo Dohmen. Revenge 1958

Leo Dohmen. Revenge 1958

Leo Dohmen. The crossed bridge 1955

Leo Dohmen. The crossed bridge 1955

Leo Dohmen. Collage sur une lettre adresssée à Debord

Leo Dohmen. Collage sur une lettre adresssée à Debord

Leo Dohmen. Collage sur une lettre adresssée à Sénécaut

Leo Dohmen. Collage sur une lettre adresssée à Sénécaut

Leo Dohmen. Les beau-parleuses 1958

Leo Dohmen. Les beau-parleuses 1958

Leo Dohmen. Au malheur des dames 1958

Leo Dohmen. Au malheur des dames 1958

Leo Dohmen. Le visionaire 1957

Leo Dohmen. Le visionaire 1957

Leo Dohmen. Au malheur des dames 1958

Leo Dohmen. Au malheur des dames 1958

Pas plus qu’il n’entendit révolutionner l’art du collage, Leo Dohmen n’entendit bouleverser celui de la photographie, se préoccupant peu des interrogations de Man Ray – un photographe qu’il appréciait te rencontra – quant au statut de celle-ci. Ses idées matérialisées en des techniques très diverses – il se remit à assembler vers 1986 – te la facilité déconcertante avce laquelle il délaissa la photographie après son inculpation pour pornographie montrent assez combien « Le Pirate » entendait privilégier la fin plutôt que les moyens, conscient depuis l’enfance que ce monde est doté d’un début, d’une fin, et que l’intervalle n’est décidemment pas très tentant si l’on ne l’organise pas soi-même plutôt que de le laisser aux curés, aux flics, aux directeurs de conscience.

Leo Dohmen. Le printemps (I) 1956

Leo Dohmen. Le printemps (I) 1956

Leo Dohmen. Le printemps 1958

Leo Dohmen. Le printemps 1958

Leo Dohmen. Base pour Le printemps 1956

Leo Dohmen. Base pour Le printemps 1956

Leo Dohmen. Spring 1956

Leo Dohmen. Spring 1956

Dans la grande famille des surréalistes ayant usé de la photographie, Leo Dohmen est assurément l’un de ceux que l’on pourrait -à l’égal de Marcel Mariën _ traiter de Judas tant les préoccupations et les usages liés au commun de cette technique lui furent étrangers. Il n’en laissa pas moins parmi les plus beaux blasons de la photographie surréaliste, quelques unes de ces icônes qui ont ajouté un peu de sens au monde.

Leo Dohmen. L'imitation du cinéma

Leo Dohmen. L’imitation du cinéma

Leo Dohmen2. L'imitation du cinéma

Leo Dohmen. L’imitation du cinéma

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Leo Dohmen. L’imitation du cinéma

Leo Dohmen3. L'imitation du cinéma

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Leo Dohmen. L’imitation du cinéma

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Leo Dohmen. L’imitation du cinéma

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Leo Dohmen. L’imitation du cinéma

Leo Dohmen. L'imitation du cinéma

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Leo Dohmen. L’imitation du cinéma

Leo Dohmen14. L'imitation du cinéma

Leo Dohmen. L’imitation du cinéma

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Leo Dohmen. L’imitation du cinéma

Leo Dohmen12. L'imitation du cinéma

Leo Dohmen. L’imitation du cinéma

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Leo Dohmen. L’imitation du cinéma

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Leo Dohmen. L’imitation du cinéma

Leo Dohmen9. L'imitation du cinéma

Leo Dohmen. L’imitation du cinéma

Leo Dohmen8. L'imitation du cinéma

Leo Dohmen. L’imitation du cinéma

Leo Dohmen7. L'imitation du cinéma

Leo Dohmen. L’imitation du cinéma

Source du texte: Xavier Canonne (Directeur Musée de la Photographie de Charleroi)

Source des photos: leodohmen.com

Victor Brauner

Victor Brauner. Photomontage 1936, illustrant le livre de Saşa Pană The sadism of truth. De gauche à droite René Grevel, Léo Malet, Victor Brauner, Georges Hugnet, Max Ernst, Salvador Dali, Paul Éluard, André Breton, Yves Tanguy, Benjamin Peret, Man Ray, Pablo Picasso, Marcel Jean, Oscar Dominguez, Maurice Henri, and Jack Herold Via jewishnationalmuseum

Victor Brauner. Photomontage 1936, illustrant le livre de Saşa Pană The sadism of truth.De gauche à droite René Grevel, Léo Malet, Victor Brauner, Georges Hugnet, Max Ernst, Salvador Dali, Paul Éluard, André Breton, Yves Tanguy, Benjamin Peret, Man Ray, Pablo Picasso, Marcel Jean, Oscar Dominguez, Maurice Henri, and Jack Herold
Via jewishnationalmuseum

Serge Lido

Portrait of Roland Petit, Jean Cocteau and Jeannine Charrat for the ballet "Orphée" 1950 Photo by Serge Lido Via theredlist

Serge Lido. Portrait of Roland Petit, Jean Cocteau and Jeannine Charrat for the ballet « Orphée » 1950
Via theredlist

 

Serge Lido

Jean Cocteau, Nathalie Philipart and Jean Babilée on the set of "Le jeune homme et la mort" by Roland Petit, arguments choreographic by Jean Cocteau 1946 Via theredlist

Serge Lido. Jean Cocteau, Nathalie Philipart and Jean Babilée on the set of « Le jeune homme et la mort » by Roland Petit, arguments choreographic by Jean Cocteau 1946 Via theredlist

 

Man Ray

Man Ray. Jean Cocteau 1912

Man Ray. Jean Cocteau 1912

 

William Mortensen

William Mortensen. Rope walker 1936 Via ebay

William Mortensen. Rope walker 1936
Via ebay

 

William Mortensen

William Mortensen. Joyzelle Joyner as Salomé. Via historicalzg.piwigo

William Mortensen. Joyzelle Joyner as Salomé
Via historicalzg

 

William Mortensen

William Mortensen. Obsession 1930 Via artblart

William Mortensen. Obsession 1930
Via artblart

 

William Mortensen

William Mortensen. Germaine Greer vers 1920. Via historicalzg.piwigo

William Mortensen. Germaine Greer vers 1920
Via historicalzg

 

William Mortensen

William Mortensen. Joyzelle Joyner as Salomé1. Via historicalzg.piwigo

William Mortensen. Joyzelle Joyner as Salomé
Via historicalzg.piwigo

 

William Mortensen

William Mortensen. Death of Hypatia Mortensen. Via historicalzg

William Mortensen. Death of Hypatia Mortensen
Via historicalzg

 

William Mortensen

William Mortensen. Via historicalzg

William Mortensen
Via historicalzg

 

William Mortensen

William Mortensen. Salomé. Via historicalzg

William Mortensen. Salomé
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Soichi Sunami

Soichi Sunami. Martha Graham 1927 Via LOC

Soichi Sunami. Martha Graham 1927
Via LOC

Cecil Beaton

Cecil Beaton. Charles Henri Ford. Costume designed by Salvador Dali 1935

Cecil Beaton. Charles Henri Ford. Costume designed by Salvador Dali 1935

Erwin Blumenfeld

Erwin Blumenfeld. Manina ou L'âme du torse 1934 Via RMN

Erwin Blumenfeld. Manina ou L’âme du torse 1934
Via RMN

 

Hans Bellmer

Hans Bellmer. Les jeux de la poupée 1938-1949. Maquette®RMN

Raoul Ubac

Raoul Ubac. Objets reliés 1942 Via RMN

Raoul Ubac. Objets reliés 1942
Via RMN

 

Claude Cahun

Claude Cahun. Autoportrait au masque vers 1928 Via RMN

Claude Cahun. Autoportrait au masque vers 1928
Via RMN

 

Claude cahun

Claude Cahun. Autoportrait couvert de masques vers 1928 Via RMN

Claude Cahun. Autoportrait couvert de masques vers 1928
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Brassaï

Brassaï. Atelier de Boisgeloup avec des sculptures de Picasso 1932 Via RMN

Brassaï. Atelier de Boisgeloup avec des sculptures de Picasso 1932
Via RMN

 

Lucien Lorelle

Lucien Lorelle. Catalepsie 1947 Via RMN

Lucien Lorelle. Catalepsie 1947
Via RMN

 

Meret Oppenheim

Meret Oppenheim. La carte surréaliste 1937 Via vastaimages

Meret Oppenheim. La carte surréaliste 1937
Via vastaimages

 

Philippe Halsman

Philippe Halsman. Jean Cocteau 1948 Via museecocteau

Philippe Halsman. Jean Cocteau 1948

Man Ray

Man Ray. Jean Cocteau et la sculpture 'Débourre-pipes' 1928. Via drouot

Man Ray. Jean Cocteau et la sculpture ‘Débourre-pipes’ 1928
Via drouot

 

Dmitry Provotorov

Dmitry Provotorov. Via shoperarta

Dmitry Provotorov
Via shoperarta

 

Dmitry Provotorov

Dmitry Provotorov. Via thefairgoer

Dmitry Provotorov
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Dmitry Provotorov

Dmitry Provotorov. Via cathygarcia

Dmitry Provotorov
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Dmitry Provotorov

Dmitry Provotorov. Via fontanka

Dmitry Provotorov
Via fontanka

 

Thomas Weir

Thomas Weir3. For the Virgin Forest magazine années 1960

Thomas Weir. For the Virgin Forest magazine années 1960

 

Thomas Weir

Thomas Weir3. The virgin forest Via honeybadgerco

Thomas Weir. For the Virgin Forest magazine années 1960

 

Thomas Weir

Thomas Weir. For the Virgin Forest magazine années 1960

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Thomas Weir

Thomas Weir.  For the Virgin Forest magazine années 1960 Via honeybadgerco

Thomas Weir. For the Virgin Forest magazine années 1960
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Thomas Weir

Thomas Weir.  For the Virgin Forest magazine années 1960 Via honeybadgerco

Thomas Weir. For the Virgin Forest magazine années 1960
Via honeybadgerco

 

Thomas Weir

Thomas Weir. For the Virgin Forest  magazine années 1960 Via honeybadgerco

Thomas Weir. For the Virgin Forest magazine années 1960
Via honeybadgerco

 

Thomas Weir

Thomas Weir.For the Virgin Forest magazine années 1960

Thomas Weir.For the Virgin Forest magazine années 1960

 

Thomas Weir

Thomas Weir années 1960

Thomas Weir années 1960

 

Hans Bellmer

Hans Bellmer. Study for Georges Bataille's Histoire de l'oeil 1946 Via ubugallery

Hans Bellmer. Study for Georges Bataille’s Histoire de l’oeil 1946
Via ubugallery

 

Barbara Morgan

Barbara Morgan. Fossile en formation 1980 Via iphotocentral

Barbara Morgan. Fossile en formation 1980
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Barbara Morgan

Barbara Morgan. Hearst over the people 1939 Via artblart

Barbara Morgan. Hearst over the people 1939
Via artblart

 

Barbara Morgan

Barbara Morgan. Valerie Bettis 1938-1946 Via heritageauctions

Barbara Morgan. Valerie Bettis 1938-1946
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Barbara Morgan

Barbara Morgan. Spring in Madison Square Via sothebys

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Pierre Boucher

Pierre Boucher. Nu au violon, photomontage. 1938 Via drouot

Pierre Boucher. Nu au violon, photomontage. 1938
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Pierre Boucher

Pierre Boucher. Nu Via seimspeis

Pierre Boucher. Nu
Via seimspeis

 

Pierre Boucher

Pierre Boucher 1908. Photomontage Via invaluable

Pierre Boucher 1908. Photomontage
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Pierre Boucher

Pierre Boucher. Solarized arm and hand 1933 Via drouot

Pierre Boucher. Solarized arm and hand 1933
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Pierre Boucher

Pierre Boucher. Résille de lumière 1935 Via drouot

Pierre Boucher. Résille de lumière 1935
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Pierre Boucher

Pierre Boucher. Superposition, nu et plume 1932 Via mutualart

Pierre Boucher. Superposition, nu et plume 1932
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Pierre Boucher

Pierre Boucher. Nu à la tête sculptée d'empereur, 1936 Via drouot

Pierre Boucher. Nu à la tête sculptée d’empereur 1936
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Pierre Boucher

Pierre Boucher. Nus féminins. Surimpression 1935 Via drouot

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Henning Pedersen

Henning Pedersen. How to present jewels 1965 Via drouot

Henning Pedersen. How to present jewels 1965
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Joel Peter Witkin Via muséedelaphotographie

Joel Peter Witkin
Via muséedelaphotographie

 

Monsieur X

Monsieur X. Jeune femme au chapeau 1930 Via drouot

Monsieur X. Jeune femme au chapeau 1930
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Jean-François Jonvelle

Jean-François Jonvelle. Le choix 1980 Via drouot

Jean-François Jonvelle. Le choix 1980
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Monsieur X

Monsieur X. Transparence de dentelle 1930 Via drouot

Monsieur X. Transparence de dentelle 1930
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Monsieur X

Monsieur X. Contemplation 1935 Via drouot

Monsieur X. Contemplation 1935
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Monsieur X

Monsieur X. Femme à l'arbre, ca. 1935 Via drouot

Monsieur X. Femme à l’arbre 1935
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Pierre Houcmant

Pierre Houcmant. Série Interventions. Le Baiser 1984 Via drouot

Pierre Houcmant. Série Interventions. Le Baiser 1984
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Heinz Von Perckhammer

Heinz Von Perckhammer . Nu opiomane, aux vases, au miroir, 1928 Via drouot

Heinz Von Perckhammer . Nu opiomane, aux vases, au miroir 1928

Photographe anonyme

Anonyme. Après l'averse 1890 Via drouot

Anonyme. Après l’averse 1890 Via drouot

 

Studio Manassé

Studio Manassé. Le voyage, la porte illuminée, le miroir, ca. 1930 Via drouot

Studio Manassé. Le voyage, la porte illuminée, le miroir, ca. 1930
Via drouot

 

Edward Steichen

Edward Steichen. Martha Graham 1931

Edward Steichen. Martha Graham 1931

Imogen Cunningham

Imogen Cunningham. Martha Graham 1931

Alfred Cheney Johnston. Martha Graham

Lee Miller

Lee Miller. Portrait de Picasso Via mutualart

Lee Miller. Portrait de Picasso
Via mutualart

Lee Miller (1907-1977) – De la muse à la photographe

BIOGRAPHIE (source: transatlantica.revues.org)

Née en 1907 à Poughkeepsie dans l’état de New York, Lee Miller est considérée dès son enfance comme un objet à photographier. Sa beauté fascine et inspire son père, Theodore Miller, qui en fait son sujet privilégié. Elle pose, souvent nue, tissant ainsi par l’intermédiaire de l’appareil photographique une relation ambiguë avec son père. Sa sensualité brute est immortalisée par les plus grands photographes (Edward Steichen, Arnold Genthe et George Hoyningen-Huene) et elle devient le mannequin idéal de l’Amérique de la mode des années 20.

Lee Miller Nude study, 1 july 1928 by her father Theodore Miller, Kingwood  Park, Poughkeepsie, New York . Via theredlist

Lee Miller. Nude study, 1 july 1928 by her father Theodore Miller, Kingwood Park, Poughkeepsie, New York.
Via theredlist

Edward Steichen. Lee Miller 1928 Via pictify

Edward Steichen. Lee Miller 1928
Via pictify

Edward Steichen. Lee Miller modeling Marie-Christiane hat and dress and jewelry by Black, Starr and Frost 1999 . Mutualart

Edward Steichen. Lee Miller modeling Marie-Christiane hat and dress and jewelry by Black, Starr and Frost 1999
Via Mutualart

George Hoyningen-Huene. Lee Miller. Crystal ball 1925  Via pictify

George Hoyningen-Huene. Lee Miller. Crystal ball 1925
Via pictify

Georges Hoyningen-Huene. Lee Miller

Georges Hoyningen-Huene. Lee Miller

Lee Miller, Untitled (collage of Lee Miller) 1949, by Joseph Cornell

Joseph Cornell. Collage of Lee Miller 1949

Joseph Cornell. Untitled (Mary Taylor by Lee Miller )1932

Joseph Cornell. Untitled (Mary Taylor by Lee Miller ) 1932

Arnold Genthe. Lee Miller  1927 Via vam.ac.uk

Arnold Genthe. Lee Miller 1927
Via vam.ac.uk

Elle quitte les Etats-Unis en 1929 pour rejoindre Paris où elle rencontre Man Ray. Séduit par ses traits parfaits, il en fait son amante, son modèle, son assistante, son égérie — un objet de fantasme destiné à nourrir ses créations. Mais le contact avec le Paris surréaliste de l’époque va permettre à cette femme en apparence asservie à son image et aux désirs de ses mentors de se métamorphoser en femme libérée. Cette émancipation passe par les premiers regards qu’elle jette dans l’objectif. Sous l’influence du surréalisme, elle explore la solarisation avec Man Ray et continue à poser tout en s’initiant aux techniques du médium : elle occupe alors les deux côtés de l’objectif. Incarnant la « beauté convulsive » chère à André Breton, elle prend part à la déconstruction de l’image lisse d’elle-même immortalisée dans Vogue en se prêtant au jeu du démembrement dans Le Sang d’un Poète. Elle y incarne tour à tour une bouche, une sculpture et le destin qui s’adonne à une partie de cartes. La déconstruction de son image reflète la lassitude de Lee Miller face au rôle de poupée sculpturale qu’on lui a trop longtemps imposé. Elle affirme alors : « J’étais très belle. Je ressemblais à un ange mais, à l’intérieur, j’étais un démon ».En quittant Paris et Man Ray en 1932 pour retourner à New York, la jeune créature décide de prendre en main son existence et de devenir sa propre création. La créature va finir par dépasser ses créateurs.

Man Ray. Lee Miller vers 1929-1932 Via RMN

Man Ray. Lee Miller vers 1929-1932
Via RMN

Man Ray. Lee Miller au chapeau vers 1929-1932 Via RMN

Man Ray. Lee Miller au chapeau vers 1929-1932
Via RMN

Man Ray. Lee Miller vers 1930 Via RMN

Man Ray. Lee Miller vers 1930 Via RMN

Man Ray2. Lee Miller vers 1930 Via RMN

Man Ray. Lee Miller vers 1930
Via RMN

Man ray6. Lee Miller vers 1930. Via RMN

Man Ray. Lee Miller vers 1930
Via RMN

Man Ray7. Lee Miller vers 1930 Via RMN

Man Ray. Lee Miller vers 1930
Via RMN

Man Ray4. Lee Miller vers 1929-1932 Via RMN

Man Ray. Lee Miller vers 1929-1932
Via RMN

Man Ray. Les jambes de Lee Miller 1930 Via RMN

Man Ray. Les jambes de Lee Miller 1930
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Man Ray. Lee Miller à l'éventail vers 1930 Via RMN

Man Ray. Lee Miller à l’éventail vers 1930
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Man Ray. L'oeil de Lee Miller Via RMN

Man Ray. L’oeil de Lee Miller
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Man Ray. Harem. Tanja Ramm, Lee Miller, Man Ray travestis vers 1930 Via RMN

Man Ray. Harem. Tanja Ramm, Lee Miller, Man Ray travestis vers 1930
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Man Ray. Midget entre les jambes de Lee Miller vers 1933 Via RMN

Man Ray. Midget entre les jambes de Lee Miller vers 1933
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Man Ray. Lee Miller 1930 Via pictify

Man Ray. Lee Miller 1930
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Man Ray. Lee Miller 1930 Via albumsceline

Man Ray. Lee Miller 1930
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Man ray3. Lee Miller vers 1930. Via RMN

Man Ray. Lee Miller vers 1930
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Man ray4. Lee Miller vers 1930. Via RMN

Man Ray. Lee Miller vers 1930
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Man ray. Lee Miller embrassant une femme vers 1930. Via RMN

Man Ray. Lee Miller embrassant une femme vers 1930
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Lee Miller Electricity 1931, by Man Ray. Via theredlist

Man Ray. Lee Miller. Electricity 1931
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Man Ray5. Lee Miller vers 1930. Via RMN

Man Ray. Lee Miller vers 1930
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Man ray1. Lee Miller vers 1930. Via RMN

Man Ray. Lee Miller vers 1930
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Man Ray. Autoportrait avec Lee Miller, Cannes, 1929 Via twicsy

Man Ray. Autoportrait avec Lee Miller, Cannes 1929
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Man Ray.  Lee Miller 1929-1932 Via RMN

Man Ray. Lee Miller 1929-1932
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Lee Miler. Lee Miller in Bath, Grand Hotel, Stockholm 1930 Via mutualart

Lee Miler. Lee Miller in Bath, Grand Hotel, Stockholm 1930
Via mutualart

Man Ray. Lee Miller 1930 Via RMN

Man Ray. Lee Miller 1930
Via RMN

Man Ray Lee Miller, 1929 Via RMN

Man Ra. Lee Miller 1929
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Lee Miller dans Le Sang d’un Poète de Jean Cocteau 1930

Lee Miller dans « Le Sang d’un Poète » de Jean Cocteau 1930

La traversée du miroir

La traversée de l’Atlantique est une métaphore de sa traversée du miroir : Lee Miller décide de percer la surface de sa propre image. A Paris, elle incarnait déjà l’ambiguïté, entre féminité et masculinité, non seulement icône de la sensualité, mais répondant aussi à un prénom d’homme et arborant une coupe à la garçonne. Comme un pied de nez aux canons de la féminité, elle n’hésitait pas à poser en grossière salopette de toile aux côtés de Picasso, comme le montre une des photographies exposées. Mais son émancipation réelle ne se concrétise que par son passage derrière l’objectif. Eloignée de son mentor surréaliste, elle énonce à New York son nouveau mode de vie : « je préfère prendre une photo qu’en être une », explique-t-elle à un journaliste américain.

En partenariat avec son frère Erik, elle fonde le studio Lee Miller à New York et répond aux demandes de clients tels que Vogue, des créateurs de mode ou des agences publicitaires. Sa pratique — volontiers espiègle voire décalée — de la photographie commerciale se double d’une quête identitaire. Elle fait partie de l’avant-garde des nouveaux photographes de talent et atteint une certaine renommée grâce à Julien Levy qui organise en janvier 1933 dans sa galerie la première exposition personnelle de Lee Miller.

Le médium photographique lui permet de donner corps à ses propres désirs en auscultant ce corps justement dont elle n’a pas eu la maîtrise jusque-là. Reprenant la thématique du démembrement du film de Cocteau, elle se déconstruit et se met en scène dans une démarche purement réflexive (‘Lee Miller par Lee Miller’). Cette ré-appropriation d’elle-même se traduit par des compositions surréalistes fidèles aux canons de la « beauté convulsive » hérités d’André Breton et de Man Ray. Ces images souvent érotiques (‘Nu penché en avant’), ou surprenantes (‘La Main qui explose’), voire violentes (Sein après ablation) sont autant de projections de ses états d’âme et de son goût pour la transgression. Après avoir été une inspiration pour de nombreux surréalistes, elle se montre elle-même inspirée dans une pratique cubiste du médium.

Lee Miller. Nu penché en avant vers 1930 Via connaissancesdesarts

Lee Miller. Nu penché en avant vers 1930
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Lee Miller. La main qui explose vers 1930 Via connaissancedesarts

Lee Miller. La main qui explose vers 1930
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lee Miller. Dorothy Hill, New-York 1933 Via connaissancesdesarts

Lee Miller. Dorothy Hill, New-York 1933
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Lee Miller, Floating Head (Mary Taylor), New York Studio, New York, 1933. Via theredlist

Lee Miller. Floating Head (Mary Taylor), New York Studio 1933
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Lee Miller. Portrait of katia Krassina 1930-32 Via mutualart

Lee Miller. Portrait of katia Krassina 1930-1932
Via mutualart

Lee Miller. Make the Most of Your Figure For Vogue 1942 Via Daily Mail

Lee Miller. Make the most of your figure for Vogue 1942
Via Daily Mail

Lee Miller. Autoportrait Via livejournal

Lee Miller. Autoportrait
Via livejournal

Une course en avant perpétuelle

Sa quête d’identité et d’un nouvel espace de liberté se concrétise par des évasions multiples : elle a besoin de s’extraire d’elle-même pour mieux se retrouver et se ré-apprivoiser. Elle arpente le monde de ville en ville et s’évade d’homme en homme. Elle qui a vu trop longtemps son image maîtrisée par les photographes devient maîtresse dans tous les sens du terme — amante, elle acquiert la maîtrise de l’outil photographique et par là même de son corps et de son existence. La femme objet devient une femme sujet.

Les années 1930 sont marquées par de nombreux voyages qu’elle immortalise grâce à la photographie. En 1934, elle épouse à New York le riche fonctionnaire égyptien Aziz Eloui Bey et le suit au Caire. Sa pratique de la photographie se fait alors plus réaliste : elle enregistre différents aspects de la vie quotidienne dans ce pays et se lance dans la photographie de paysage. Néanmoins son regard onirique reste présent comme l’illustre son ‘Portrait de l’Espace’ réalisé en 1937. D’une photographie centrée sur elle-même, elle passe progressivement à une photographie ouverte sur le monde. L’autre et l’ailleurs deviennent de nouveaux champs d’exploration pour compléter sa quête identitaire.

Lee Miller. Portrait of space 1936 Via sonderjyland

Lee Miller. Portrait of space 1936
Via sonderjyland

Lee Miller, Joseph Cornell, New York, 1933. Via theredlist

Lee Miller. Joseph Cornell, New York 1933
Via theredlist

Lee Miller. Object by Joseph Cornell 1933. Via liveauctionners

Lee Miller. Object by Joseph Cornell 1933
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Mais, en 1937, Lee Miller succombe à l’ennui et une nouvelle fuite en avant la pousse à revenir à Paris où elle rencontre le peintre surréaliste Roland Penrose. En juin 1939, elle quitte définitivement son mari et l’Egypte et rejoint Penrose à Londres.

Lee Miller. Nusch et Paul eluard, Roland Penrose, Man Ray et Ady Fidelin 1937 Via photosapiens

Lee Miller. Nusch et Paul eluard, Roland Penrose, Man Ray et Ady Fidelin 1937
Via photosapiens

L’affranchie : une photographe de la guerre , en guerre

La seconde guerre mondiale marque un tournant dans la carrière et dans la vie de Lee Miller. A Londres, elle obtient en 1942 son accréditation de l’US Army et est engagée en 1944 par Brogue, l’édition britannique de Vogue, comme correspondante de guerre. Cet engagement marque un véritable aboutissement pour Lee Miller sur le plan aussi bien artistique, que professionnel et personnel. Seule femme photo-reporter présente dans les zones de combats, elle se retrouve confrontée à des atrocités difficilement supportables sur lesquelles elle porte un regard brutal tout en conservant une empreinte incontestablement surréaliste. Des destructions du Blitz à la libération de Paris, en passant par les charniers des camps de concentration de Dachau et Buchenwald, Lee Miller se retrouve loin des sphères de la mondanité parisienne ou new-yorkaise et se lance à corps perdu dans le dévoilement de la banalité du mal. Dans des images qui sont parfois à la limite du soutenable, elle se concentre sur les bourreaux, dont elle « immortalise » les cadavres, plutôt que sur les victimes, et entend ainsi dénoncer la barbarie de la mentalité nazie.

Lee Miller. Camp de concentration de Buchenwald 1945 Via planetecampus

Lee Miller. Camp de concentration de Buchenwald 1945
Via planetecampus

Lee Miller. Femmes équipées de masque contre les incendies, Londres 1941 Via connaissancesdesarts

Lee Miller. Femmes équipées de masque contre les incendies, Londres 1941
Via connaissancesdesarts

Lee Miller in Camouflage 1941, by David E. Scherman. Via theredlist

David E. Scherman. Lee Miller in camouflage 1941
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Lee Miller et Pablo Picasso, libération de Paris 1944 Via connaissancesdesarts

Lee Miller et Pablo Picasso, libération de Paris 1944
Via connaissancesdesarts

Couvrir la seconde guerre mondiale lui permet de prendre conscience de sa propre guerre pour conquérir sa liberté en tant que femme et artiste. Dans ce face-à-face avec l’horreur, elle se révèle à elle-même. Devenir témoin de l’Histoire lui a permis d’être actrice de sa propre histoire et d’atteindre ainsi l’acmé de sa reconnaissance en tant qu’individu à part entière — femme et amante, mannequin et muse, artiste surréaliste, féministe, photographe voyageuse, photo-journaliste — les différents fils de sa vie se tissant pour dessiner une existence totale. La célèbre photographie de Lee Miller dans la baignoire d’Hitler réalisée par son ami David E. Sherman fait tomber le masque de la battante et restaure par la nudité la fragilité et la mélancolie qui ne l’ont jamais quittée

David E. Scherman. Lee Miller dans la baignoire d'Hitler, Munich 1945 Via connaissancedesarts

David E. Scherman. Lee Miller dans la baignoire d’Hitler, Munich 1945
Via connaissancedesarts

Le dépôt des armes

L’après-guerre se traduit pour Lee Miller par une tentative pour renouer avec un quotidien plus ordinaire. Elle rentre à Londres et épouse Roland Penrose en mai 1947 et donne naissance à Antony. Elle se détourne peu à peu de la photographie et s’installe avec sa famille à Farley Farm dans le Sussex en 1949. Après avoir été sur tous les fronts, elle se retire à la campagne et passe de la chambre noire à la cuisine. Lee Miller devient Lady Penrose et reçoit de nombreux amis et artistes, comme Picasso, essayant ainsi de retrouver une vie sociale insouciante.

Max Ernst and Dorothea Tanning, photographed by Lee Miller, Sedona, Arizona, 1946

Max Ernst and Dorothea Tanning, photographed by Lee Miller, Sedona, Arizona, 1946

Lee Miller. Portrait de Picasso Via mutualart

Lee Miller. Portrait de Picasso
Via mutualart

ee Miller’s PoLee Miller, Lrtrait as Arlésienne 1937. Oil on canvas, A. & R. Penrose, England © Picasso Estate. VEGAP

Pablo Picasso. Lee Miller as Arlésienne 1937. Huile sur toile

Sa carrière professionnelle de photographe s’achève sur un travail de portraitiste avec ‘Working Guests’, une série de clichés réalisés dans sa demeure et montrant ses invités occupés à des tâches ménagères ou au jardin. Ce reportage publié en 1953 dans Vogue met un terme à sa carrière. La touche surréaliste et onirique de Lee Miller n’est pas absente de ces derniers clichés, comme en témoigne la photo de Saul Steinberg qui semble danser un ballet avec un tuyau d’arrosage au gré d’une chorégraphie toute en arabesques.

Elle meurt dans sa résidence d’un cancer en 1977.

Son fils, Anthony Penrose, a fondé les archives Lee Miller dans le Sussex et a publié plusieurs livres sur la vie et l’œuvre de sa mère.

Chin-San Long

Chin-San Long. Forêt au printemps 1936 Via liveauctioneers

Chin-San Long. Forêt au printemps 1936
Via liveauctioneers

 

Raoul Ubac

Raoul Ubac. Sans titre 1928 Via artnet

Raoul Ubac. Sans titre 1928
Via artnet

 

Raoul Ubac

Photographie du mannequin de Miró prise par Raoul Ubac à l'Exposition internationale du surréalisme à la galerie des Beaux Arts en 1938 Via andrebreton.fr

Photographie du mannequin de Miró prise par Raoul Ubac à l’Exposition internationale du surréalisme à la galerie des Beaux Arts en 1938

Raoul Ubac. Mannequin d’André Masson 1938

Raoul Ubac

Raoul Ubac. Le triomphe de la stérilité 1937 Via mutualart

Raoul Ubac. Le triomphe de la stérilité 1937 Via mutualart

 

Raoul Ubac

Raoul Ubac. Le Combat de Penthésilée II, 1937 Via mutualart

Raoul Ubac. Le Combat de Penthésilée II 1937
Via mutualart

 

Raoul Ubac

Raoul Ubac. Objet par Camille Bryen (pour L'Adventure des Objets) 1935 Via mutualart

Raoul Ubac. Objet par Camille Bryen (pour L’aventure des Objets) 1935
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Raoul Ubac

Raoul Ubac. Le Mur V, 1937 Via mutualart

Raoul Ubac. Le Mur V 1937
Via mutualart

 

Raoul Ubac

Raoul Ubac. Nu Couché 1937 Via mutualart

Raoul Ubac. Nu Couché 1937 Via mutualart

 

Meret Oppenheim

Meret Oppenheim. X-Ray 1964 Via artnet

Meret Oppenheim. X-Ray 1964
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Claude Cahun

Claude Cahun et Marcel Moore. Illustration in Aveux non avenus 1929-1930 Via artnet

Claude Cahun et Marcel Moore. Illustration in Aveux non avenus 1929-1930
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Claude Cahun. Self-pride 1929-1930. Via lacma

Claude Cahun. Self-pride 1929-1930. Via lacma