John Everard

John Everard3. Nude  1941 Via liveauctioneers

John Everard. Nude 1941
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John Everard

John Everard4. Nude  1941 Via liveauctioneers

John Everard. Nude 1941
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John Everard

John Everard5. Nude  1941 Via liveauctioneers

John Everard. Nude 1941
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John Everard

John Everard6. Nude  1941 Via liveauctioneers

John Everard. Nude 1941
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John Everard

John Everard7. Nude  1941 Via liveauctioneers

John Everard. Nude 1941
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John Everard

John Everard (image originale retournée). Via annasintervals

John Everard (image originale retournée)
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John Everard

John Everard photogravure from Artist's Model 1953. Via etsy

John Everard. Photogravure from Artist’s Model 1953
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John Everard

John Everard 1940. Via maasgallery

John Everard 1940
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John Everard

John Everard. 1Via maasgallery

John Everard. Nu
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John Everard

John Everard. Hands smoking. Via flick

John Everard. Hands smoking
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John Everard. Vintage photoetching 1941. Via liveauctioneers

John Everard. Vintage photoetching 1941
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John Everard

1940's VINTAGE Nude Lady Water Rocks Art Photogravure John Everard. Via ebay

John Everard. Nude lady water rocks 1940. Photogravure
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John Everard

John Everard. Vintage Japanese female nude 1950. Photogravure. Via ebay

John Everard. Vintage Japanese female nude 1950. Photogravure
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John Everard

John Everard. Nude  1941 Via liveauctioneers

John Everard. Nude 1941
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John Everard

John Everard. Jeune Femme Aux Vanités 1930 Via amyyates

John Everard. Jeune femme aux vanités 1930
Via amyyates

 

Adolf Fassbender

Fassbender, Adolph. Pondering 1937. Via photogravure

Adolf Fassbender. Pondering 1937

Adolf Fassbender

Adolf Fassbender. The White Night 1936 Via liveauctioneers

Adolf Fassbender. The white night 1936

Adolf Fassbender

Adolf Fassbender. City symphony 1937 Via photogravure. jpg

Adolf Fassbender. City symphony 1937

Adolf Fassbender

Adolf Fassbender. City thy name be blessed 1937 Via photogravure

Adolf Fassbender. City thy name be blessed 1937

Adolf Fassbender

Adolf Fassbender. At dusk 1937 Via photogravure

Adolf Fassbender. At dusk 1937

Adolf Fassbender

Adolf Fassbender. Dynamic symbol New-York world's fair 1939 Via allegheny

Adolf Fassbender. Dynamic symbol New-York world’s fair 1939

Adolf Fassbender

Adolf Fassbender. Deep water 1937 Via allegheny

Adolf Fassbender. Deep water 1937

Adolf Fassbender

Adolf Fassbender. The monster 1942 Via allegheny

Adolf Fassbender. The monster 1942

Max Ernst

Max Ernst. Collage tiré de Une semaine de bonté. Premier poème visible 4 1933 Via RMN

Max Ernst. Collage tiré de Une semaine de bonté. Premier poème visible 4 1933 Via RMN

 

Max Ernst

Max Ernst. Collage tiré de Une semaine de bonté. Le lion de Belfort 28 1933 Via RMN

Max Ernst. Collage tiré de Une semaine de bonté. Le lion de Belfort 28 1933
Via RMN

 

Max Ernst

Max Ernst. Collage tiré de Une semaine de bonté. L'eau 26 1933 Via RMN

Max Ernst. Collage tiré de Une semaine de bonté. L’eau 26 1933
Via RMN

 

Max Ernst

Max Ernst. Collage tiré de Une semaine de bonté. La cour du dragon 4 1933 Via RMN

Max Ernst. Collage tiré de Une semaine de bonté. La cour du dragon 4 1933
Via RMN

 

Max Ernst

Max Ernst. Collage tiré de Une semaine de bonté. Oedipe 21 1933 Via RMN

Max Ernst. Collage tiré de Une semaine de bonté. Oedipe 21 1933
Via RMN

 

Max Ernst

Max Ernst. Collage tiré de Une semaine de bonté. L'île de Pâques 2 1933

Max Ernst. Collage tiré de Une semaine de bonté. L’île de Pâques 2 1933
Via RMN

 

Max Ernst

Max Ernst. Collage tiré de Une semaine de bonté. Deuxième poème visible 1 1933 Via RMN

Max Ernst. Collage tiré de Une semaine de bonté. Deuxième poème visible 1 1933
Via RMN

 

Max Ernst

Max Ernst. Collage tiré de Une semaine de bonté. La clé des chants 1 1933 Via RMN.jpg

Max Ernst. Collage tiré de Une semaine de bonté. La clé des chants 1 1933
Via RMN

 

Max Ernst

Max Ernst. Le rire du coq from Une semaine de bonté 1934 Via ubugallery

Max Ernst. Le rire du coq from Une semaine de bonté 1934
Via ubugallery

 

Max Ernst

Max Ernst. Sans titre 1929. Collage Via ubugallery

Max Ernst. Sans titre 1929. Collage
Via ubugallery

 

Max Ernst

Max Ernst. vers 1920 Gouache, crayon et reproductions de photos découpées et collées sur papier Via RMN

Max Ernst. vers 1920. Gouache, crayon et reproductions de photos découpées et collées sur papier
Via RMN

 

De la femme 100 têtes. Adaptation libre et partielle de 1968 de l’oeuvre de Max Ernst

De la femme 100 têtes. Adaptation libre et partielle de 1968 de l'oeuvre de Max Ernst Via RMN

De la femme 100 têtes. Adaptation libre et partielle de 1968 de l’oeuvre de Max Ernst
Producteur : S Sandoz, Vidéoscience Adaptation libre et partielle de l’oeuvre de Max Ernst Avec la voix de Jean Servais Réalisation : Eric Duvivier Assistant réalisateur : Eric Luzuy Images : Pierre Fournier Décors : Jean Caullou, Philippe Sevin

Via RMN

Max Ernst

Max Ernst. Switzerland, Birthplace of Dada 1920 Via Wiki

Max Ernst. Switzerland, birthplace of Dada 1920
Via Wiki

 

Max Ernst

Max Ernst. Collage Via vooriders

Max Ernst. Collage Via vooriders

 

Max Ernst

Max Ernst. A little sick horse's leg 1920. Via wiki

Max Ernst. A little sick horse’s leg 1920
Via wiki

 

Max Ernst

Max Ernst, Sans Titre (Untitled), 1920,  Cut-and-pasted hand-tinted printed paper on printed paper with gold metallic paint and pencil. Via MOMA

Max Ernst. Sans Titre 1920. Cut-and-pasted hand-tinted printed paper on printed paper with gold metallic paint and pencil
Via MOMA

 

Max Ernst

Max ERNST, No title (A winged man standing in the snow and gesturing to a w. From une semaine de bonté 1934. Via NGA.jpgoman in a doorway to be quiet)

Max Ernst. No title (A winged man standing in the snow and gesturing to a woman). From une semaine de bonté 1934
Via NGA

 

Josef Breitenbach

Josef Breitenbach. The Hands of Max Ernst 1942. Via mutualart

Josef Breitenbach. The hands of Max Ernst 1942
Via mutualart

 

Jean Cocteau

Jean Cocteau. Mains et pieds de plâtre attaquant des hommes au bord de la mer 1926. Pastel sur carton. Scan personnel du catalog

Jean Cocteau. Mains et pieds de plâtre attaquant des hommes au bord de la mer 1926. Pastel sur carton. Scan personnel du catalogue Exposition Cocteau, Centre Pompidou 2004

 

Jean Cocteau

Jean Cocteau. Orphée aux bêtes 1926. Carton peint avec collage. Scan personnel du catalogue Exposition Cocteau, Centre Pompidou

Jean Cocteau. Orphée aux bêtes 1926. Carton peint avec collage. Scan personnel du catalogue Exposition Cocteau, Centre Pompidou 2004

 

Jean Cocteau

Jean Cocteau. Edouard de Max 1910. Encre de chine et graphite, rehauts de crayon rose. scan personnel du catalogue Exposition Co

Jean Cocteau. Edouard de Max 1910. Encre de chine et graphite, rehauts de crayon rose. Scan personnel du catalogue Exposition Cocteau, Centre Pompidou 2004

Jean Cocteau

Jean Cocteau, dessins originaux(1924) pour Le mystère de Jean l'oiseleur 1925. Scan personnel du catalogue Exposition Cocteau, C

Jean Cocteau, dessins originaux(1924) pour Le mystère de Jean l’oiseleur 1925. Scan personnel du catalogue Exposition Cocteau, Centre Pompidou 2004

 

Max Ernst

Max Ernst. Arizona 1966. Huile

Max Ernst. Arizona 1966. Huile

 

Max Ernst

Max Ernst. Le tombeau du poète, après moi le sommeil 1968. Huile sur toile

Max Ernst. Le tombeau du poète, après moi le sommeil 1968. Huile sur toile

 

Max Ernst

Max Ernst. The great lover 1926

Max Ernst. The great lover 1926

 

Max Ernst

Max Ernst. Le jardin de la France 1962. Huile sur toile 114 cm x 168 cm Via RMN

Max Ernst. Le jardin de la France 1962. Huile sur toile

 

Max Ernst

Max Ernst. Le baiser(The Kiss) 1927 Huile sur toile 129 cm x 161,2 cm Musée Guggenheim

Max Ernst. Le baiser (The Kiss) 1927 Huile sur toile

 

Max Ernst

Max Ernst. Les oiseaux 1970. Lithographie. Via amorosart

Max Ernst. Les oiseaux 1970. Lithographie

 

Max Ernst

Max Ernst. La fuite 1940

Max Ernst. La fuite 1940

 

Max Ernst

Max Ernst. La chute de l'ange 1923

Max Ernst. La chute de l’ange 1923

 

Max Ernst

Max Ernst. Four Birds and Cage 1926. Huile sur toile.Via mutualart

Max Ernst. Four birds and cage 1926. Huile sur toile

 

Max Ernst

Max Ernst. Messaline enfant 1957.  Oil on canvas

Max Ernst. Messaline enfant 1957. Oil on canvas

 

Lee Miller

Lee Miller. Portrait of space 1936 Via sonderjyland

Lee Miller. Portrait of space 1936
Via sonderjyland

 

Hans Bellmer

Hans Bellmer. Marseille 1932. Huile sur panneau

David Hare

David Hare 1942 Via ubugallery

David Hare 1942
Via ubugallery

 

David Hare

David Hare. Sans titre 1942 Via ubugallery

David Hare. Sans titre 1942
Via ubugallery

 

Maurice Tabard

Maurice Tabard. Montage 1929. Via luminous-lint

Maurice Tabard. Montage 1929
Via luminous-lint

 

Maurice Tabard

Maurice Tabard.sans-titre-1930

Maurice Tabard. Sans titre 1930

Maurice Tabard

Maurice Tabard Jeu (Game) 1928gelatin silver print Via SFMOMA

Maurice Tabard. Jeu (Game) 1928. Gelatin silver print
Via MOMA

Maurice Tabard

Maurice Tabard. Le plongeon 1948 Photographie positive photomontage Via BNF

Maurice Tabard. Le plongeon 1948 Photographie positive photomontage
Via BNF

 

Maurice Tabard

Maurice Tabard. Le plongeon, solarisation 1948. Tirage argentique d.'époque Via Drouot

Maurice Tabard. Le plongeon, solarisation 1948. Tirage argentique d.’époque
Via Drouot

 

Maurice Tabard

Maurice Tabard. Bichromate 1961 Report sur papier d'époque Via Drouot

Maurice Tabard. Bichromate 1961 Report sur papier d’époque
Via Drouot

 

Maurice Tabard

Maurice Tabard. Surimpression 1930. Via liveauctioneers

Maurice Tabard. Surimpression 1930
Via liveauctioneers

 

Maurice Tabard

Maurice Tabard. Composition 1950 Via houkgallery

Maurice Tabard. Composition with hands 1950

Maurice Tabard

Maurice Tabard. ETUDE (DOUBLE EXPOSURE OF HAND AND BUGATTI) 1930. Via sothebys

Maurice Tabard. Etude (Double exposure of hand and Bugatti) 1930
Via sothebys

 

Maurice Tabard

Maurice Tabard.  Self-Portrait. Shadow late 1930

Maurice Tabard. Self-Portrait. Shadow late 1930

 

Maruja Mallo

Maruja Mallo. Épouvantails 1930. Huile sur toile

Maruja Mallo. Épouvantails 1930. Huile sur toile

 

Maruja Mallo

Maruja Mallo 1945. Via livejournal

Maruja Mallo 1945
Via livejournal

 

Maruja Mallo

Maruja Mallo. Fossiles 1930. Huile sur toile

Maruja Mallo. Fossiles 1930. Huile sur toile

 

Maruja Mallo

Maruja Mallo 1930 Via livejournal

Maruja Mallo 1930
Via livejournal

 

Léon Spilliaert (1881-1946) – Les autoportraits

(Source du texte: museeorsay.fr)

Entre 1899 et 1900, Léon Spilliaert (1881-1946) suit pendant quelques mois les cours de l’académie de Bruges. C’est donc en quasi-autodidacte qu’il dessine son premier autoportrait, daté du 2 décembre 1902. Si cette première tentative se révèle d’un réalisme appliqué et presque académique, les dessins postérieurs vont se montrer beaucoup plus audacieux.

Léon Spilliaert. Autoportrait 1902

Léon Spilliaert. Autoportrait 1902

 A partir de septembre 1902, Spilliaert commence en effet à réaliser des illustrations pour Edmond Deman, un important éditeur bruxellois. C’est par son intermédiaire qu’il découvre l’oeuvre de Fernand Khnopff, Théo Van Rysselberghe, George Mine, Félicien Rops et James Ensor, mais également celle de Français comme Odilon Redon.

Dans les autoportraits de Spilliaert, on peut distinguer une évolution vers toujours plus d’introspection et d’ abstraction. Ses premiers autoportraits le montrent en costume, de profil. Spilliaert s’est ensuite représenté de face, fixant le miroir de manière inquiétante. La mélancolie et la rigueur de ses autoportraits rappellent l’expressionnisme, tandis que leur jeu avec le clair-obscur évoque les estampes japonaises

Léon Spilliaert. Autoportrait 1907

Léon Spilliaert. Autoportrait 1907

Léon Spilliaert. Autoportrait 1907-1909. Dessin

Léon Spilliaert. Autoportrait 1907-1909. Dessin

Léon Spilliaert7 1903

Léon Spilliaert. Autoportrait 1903

Léon Spilliaert9 1903

Léon Spilliaert. Autoportrait 1903

Spilliaert réalise alors des autoportraits dans lesquels l’introspection se révèle plus complexe et plus pénétrante que dans celui de 1902. C’est notamment le cas de L’autoportrait dit « aux masques » en 1903. La physionomie tourmentée, aux yeux perdus dans l’ombre profonde des orbites, est dramatisée par la pose de trois quarts, qui laisse dans l’indétermination toute une partie du visage. Cette évolution vers l’expressionnisme conduira à des interprétations hallucinées, puis macabres (l’Autoportrait au miroir, 1908).

Léon Spilliaert. Autoportrait au miroir 1908

Léon Spilliaert. Autoportrait au miroir 1908

 

Dans une lettre à Paule Deman, fille d’Edmond, datée de fin 1904, Spilliaert décrit d’ailleurs lui-même son caractère comme « inquiet et fiévreux ». La souffrance physique que lui causera plus tard la maladie – il sera atteint d’un ulcère à l’estomac – accentuera cette disposition.

 Spilliaert explore les possibilités de l’autoportrait avec beaucoup d’intensité jusque dans les années 1907-1908, période décisive qui voit naître l’essentiel de cette production. Le thème du miroir devient à cette époque un élément récurrent de ses autoportraits. La relation de Spilliaert à cet objet créateur d’image, comme l’artiste, oscille alors constamment entre séduction et répulsion.

Léon Spilliaert 1907

Léon Spilliaert. Autoportrait 1907

Léon Spilliaert 1908

Léon Spilliaert. Autoportrait 1908

Léon Spilliaert11 1907

Léon Spilliaert. Autoportrait 1907

Léon Spilliaert5 1908

Léon Spilliaert. Autoportrait 1908

Léon Spilliaert10 1908

Léon Spilliaert. Autoportrait 1908

Léon Spilliaert3 1907

Léon Spilliaert. Autoportrait 1907

Léon Spilliaert1 1909

Léon Spilliaert. Autoportrait 1909

Léon Spilliaert. Autoportrait 1911

Léon Spilliaert. Autoportrait 1911

 Si Spilliaert par la suite délaisse quelque peu le thème de l’autoreprésentation, il ne l’abandonnera jamais totalement et y reviendra à plusieurs reprises au cours de sa carrière. La pratique de l’autoportrait est le coeur de la recherche du peintre, qui a ainsi multiplié les visions les plus insolites et troublantes de lui-même.

Léon Spilliaert 1927

Lee Miller

Lee Miller, Floating Head (Mary Taylor), New York Studio, New York, 1933. Via theredlist

Lee Miller. Floating head (Mary Taylor). New-York studio 1933
Via theredlist

 

Man Ray

Lee Miller in bathing costume, photograph by Man Ray. Via vam

Man Ray. Lee Miller in bathing costume
Via vam

 

Man Ray

Man Ray. Lee Miller vers 1929-1932 Via RMN

Man Ray

Man Ray. Lee Miller au chapeau vers 1929-1932 Via RMN

Man Ray. Lee Miller au chapeau vers 1929-1932
Via RMN

 

Man Ray

Man Ray. Lee Miller vers 1930 Via RMN

Man Ray. Lee Miller vers 1930
Via RMN

 

Man Ray

Man Ray2. Lee Miller vers 1930 Via RMN

Man Ray. Lee Miller vers 1930
Via RMN

 

Man Ray

Man ray6. Lee Miller vers 1930. Via RMN

Man Ray. Lee Miller vers 1930. Via RMN

 

Man Ray

Man Ray7. Lee Miller vers 1930 Via RMN

Man Ray. Lee Miller vers 1930
Via RMN

 

Man Ray

Man Ray4. Lee Miller vers 1929-1932 Via RMN

Man Ray. Lee Miller vers 1929-1932
Via RMN

 

Man Ray

Man Ray. Les jambes de Lee Miller 1930 Via RMN

Man Ray. Les jambes de Lee Miller 1930
Via RMN

 

Man Ray

Man Ray. Lee Miller à l'éventail vers 1930 Via RMN

Man Ray. Lee Miller à l’éventail vers 1930
Via RMN

 

Man Ray

Man Ray. L'oeil de Lee Miller Via RMN

Man Ray. L’oeil de Lee Miller
Via RMN

 

Man Ray. Harem. Tanja Ramm, Lee Miller, Man Ray travestis vers 1930 Via RMN

Man Ray. Harem. Tanja Ramm, Lee Miller, Man Ray travestis vers 1930
Via RMN

 

Man Ray

Man Ray. Midget entre les jambes de Lee Miller vers 1933 Via RMN

Man Ray. Midget entre les jambes de Lee Miller vers 1933
Via RMN

 

Lee Miller. Make the Most of Your Figure For Vogue 1942 Via Daily Mail

Lee Miller. » Make the most of your figure » for Vogue 1942
Via Daily Mail

 

Lee Miller

Lee Miller. Autoportrait Via livejournal

Lee Miller. Autoportrait
Via livejournal

 

Man Ray

Man Ray. Lee Miller 1930 Via pictify

Man Ray. Lee Miller 1930
Via pictify

 

Lee Miller

Lee Miller. Autoportrait 1932 Via nationalgalleries

Lee Miller 1932
Via nationalgalleries

George Hoyningen-Huene

George Hoyningen-Huene. Lee Miller. Crystal ball 1925  Via pictify

George Hoyningen-Huene. Lee Miller. Crystal ball 1925
Via pictify

 

Edward Steichen

Edward Steichen. Lee Miller 1928 Via pictify

Edward Steichen. Lee Miller 1928
Via pictify

 

Man Ray

Man Ray. Lee Miller 1930 Via albumsceline

Man Ray. Lee Miller 1930 Via albumsceline

 

Madame d’Ora et Arthur Benda

Madame d’Ora et Arthur Benda. Anita Berber 1922

Otto Dix

Otto Dix. Anita Berber 1925

Anita Berber

The dancer Anita Berber

Egon Schiele

Egon Schiele. Headless Self-portrait 1911

Joseph Cornell 1903-1972

BIOGRAPHIE

Joseph Cornell, né le 24 décembre 1903 à Nyack dans l’État de New York et mort le 29 décembre 1972, était un sculpteur américain, comptant parmi les pionniers de l’assemblage.

Lee Miller. Portrait de Joseph Cornell 1933

Lee Miller, Joseph Cornell, New York, 1933. Via theredlist

Lee Miller, Joseph Cornell, New York, 1933
Via theredlist

Bien qu’influencé par Max Ernst, dont il découvre les collages exposés à la galerie Julien Levy, en 19311, et le surréalisme, Joseph Cornell est un farouche indépendant.

En janvier 1938, il participe à l’Exposition internationale du surréalisme organisée à l’École des Beaux-Arts de Paris. Pour André Breton, Joseph Cornell a « médité une expérience qui bouleverse les conventions d’usage des objets2. »
Il a aussi été un cinéaste expérimental.

Joseph Cornell a vécu la majeure partie de sa vie à New York où il habitait dans le quartier de Flushing3 avec sa mère et son frère Robert, handicapé par une paralysie cérébrale.

SCULPTURES ET COLLAGES

Les œuvres de Joseph Cornell les plus caractéristiques sont des assemblages créés à partir d’objets trouvés. Ce sont la plupart du temps des boîtes en bois à couvercle vitré, dans lesquelles il a rassemblé des photos ou des objets divers. Certaines de ces boîtes, comme celles de la série des Medici Slot Machine, sont interactives et prévues pour être manipulées.

Dans la lignée du Ready-Made, l’assemblage est un procédé et un mouvement artistique qui consiste à juxtaposer des objets hétéroclites dans une composition en 3 dimensions. Joseph Cornell a ainsi créé des boîtes, qui refermaient différentes matières organiques et minérales, des images de peinture de la renaissance et des vieilles photographies dans l’esprit d’un « cabinet de curiosité ».

Comme Kurt Schwitters, Cornell pouvait créer de la poésie à partir d’objets banals ; mais il était surtout attiré par les fragments d’objets autrefois précieux qu’il pouvait découvrir dans les échoppes de brocanteurs de New York. Ses boîtes relèvent de la technique surréaliste de la juxtaposition irrationnelle et leur séduction provient souvent de la nostalgie qu’elles dégagent. Toutefois Cornell ne s’est jamais considéré comme un surréaliste, tout en admirant le travail d’artistes comme Max Ernst et René Magritte. Il a également été en contact avec certains membres du groupe surréaliste installés aux USA pendant la Seconde Guerre mondiale. Par la suite il a été revendiqué comme précurseur du pop art et de la pratique de l’installation.

La caractéristique la plus importante des boîtes de Cornell est son travail sur le montage bi et tri-dimentionnel des images et des objets, leur cloisonnement dans des cases (cadres) et le mouvement. Plusieurs boîtes contiennent des objets ou des matériaux qui peuvent bouger si on leur donne une impulsion : des boules ou des billes, des ressorts, des chaînes métalliques, des dés à coudre posés sur des pointes dans de petites boîtes rondes dont la paroi intérieure est couverte de petits miroirs (les « Thimble Forest ») (« Forêt de dés à coudre ») rappelant les praxinoscopes, des anneaux suspendus ou enfilés sur des tiges de métal (la série des boîtes « célestes »), du sable… On retrouve également dans certaines des petites images démultipliées rappelant celles de Muybridge (la série des « Medici »). En 1930, Cornell a réalisé un collage à partir de gravures et une boîte à partir de photos représentant Marey avec son fameux fusil… Une autre boîte en carton (1932) contient une version « mécanisée » d’un thaumatrope.

Joseph Cornell. Untitled (Owl box) entre 1946-1948 Via NGA

Joseph Cornell. Untitled (Owl box) entre 1946-1948 Via NGA

La caractéristique la plus importante des boîtes de Cornell est son travail sur le montage bi et tri-dimentionnel des images et des objets, leur cloisonnement dans des cases (cadres) et le mouvement.

Lee Miller. Object by Joseph Cornell 1933. Via liveauctionners

Lee Miller. Object by Joseph Cornell 1933
Via liveauctionners

Joseph Cornell. Bébé Marie. Via mutualart

Joseph Cornell. Bébé Marie
Via mutualart

Dans les années trente, Cornell commence à accumuler, à archiver dans des classeurs/dossiers nommés « Castles », « Nostalgia of the Sea », « Owl Cutouts » (découpages de hiboux), « Fée au lapins » (sic), « Marcel Duchamp »…, des photographies, des gravures du xixe siècle, des illustrations de contes pour enfants, des cartes postales, des coupures de journaux, des notes personnelles… ; certains seront liés au travail de préparation de ses œuvres. De nombreuses boîtes en carton ou en métal servant au rangement contiennent des objets achetés ou trouvés.

Il montre ses collages (ses « montages » comme il les appelait) à Julien Levy et, en janvier 1932, la galerie en présente plusieurs accompagnés d’un objet intitulé Glass Bell dans l’exposition collective « Surréalisme », avec des œuvres de Max Ernst, Man Ray, Jean Cocteau, Làszló Moholy-Nagy, Eugène Atget… Ses premiers collages sont apparentés à ceux de Max Ernst.

Joseph Cornell. Finite and infinite (Infinite Series) 1960 Via mutualart

Joseph Cornell. Finite and infinite (Infinite Series) 1960
Via mutualart

Cornell s’intéressait également aux oiseaux et il a créé dans les années 40-50 la série de collages Aviarie qui leur est consacrée.

Joseph Cornell. Sans titre 1931.  Paper collage mounted to paperboard

Joseph Cornell. Sans titre 1931. Paper collage mounted to paperboard

Joseph Cornell. Collage 130 Via ubugallery

Joseph Cornell. Collage
Via ubugallery

Joseph Cornell. Collage 1933 Via ubugallery

Joseph Cornell. Collage 1933
Via ubugallery

Joseph Cornell. Le Bouvier de l’atlas de Bayer (1603) 1934 Via ubugallery

Joseph Cornell. Le Bouvier de l’atlas de Bayer (1603) 1934
Via ubugallery

Joseph cornell. Sans titre 1930 Via ubugallery

Joseph cornell. Sans titre 1930
Via ubugallery

Joseph Cornell1. Collage 1930 Via ubugallery

Joseph Cornell1. Collage 1930
Via ubugallery

Joseph Cornell4. Sans titre 1930 Via ubugallery

Joseph Cornell. Sans titre 1930
Via ubugallery

Joseph cornell9. Sans titre 1930 Via ubugallery

Joseph Cornell. Sans titre 1930
Via ubugallery

Joseph Cornell0. Sans titre 1930 Via ubugallery

Joseph Cornell. Sans titre 1930
Via ubugallery

Joseph Cornell1. Sans titre 1930 Via ubugallery

Joseph Cornell. Sans titre 1930
Via ubugallery

Joseph Cornell3. sans titre 1930 Via ubugallery

Joseph Cornell. sans titre 1930
Via ubugallery

Joseph Cornell5. sans titre 1930 Via ubugallery

Joseph Cornell. Sans titre 1930
Via ubugallery

Joseph Cornell6. sans titre 1930 Via ubugallery

Joseph Cornell. Sans titre 1930
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Joseph Cornell8. Sans titre 1930 Via ubugallery

Joseph Cornell. Sans titre 1930
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Joseph Cornell. Untitled (Fish and Hands) 1933 Via artnet

Joseph Cornell. Untitled (Fish and Hands) 1933 Via artnet

Joseph Cornell. Untitled (Schooner) 1931 Via artnet

Joseph Cornell. Untitled (Schooner) 1931 Via artnet

Joseph Cornell. Poetry of Surrealism 1935-1940 Via artnet

Joseph Cornell. Poetry of Surrealism 1935-1940 Via artnet

Joseph Cornell. Sans titre 1931 Via artnet

Joseph Cornell. Sans titre 1931 Via artnet

Joseph Cornell. STAR CHRYSALIS. Via mutualart

Joseph Cornell. Star chrysalis
Via mutualart

Joseph Cornell. Woman in tube. Collage

Joseph Cornell. Woman in tube. Collage
Via mutualart

Joseph Cornell. Collage of Tamara Toumanova dancing entre  1940 and 1970 Via aaa.se.edu

Joseph Cornell. Collage of Tamara Toumanova dancing entre 1940 and 1970
Via aaa.se.edu

Les actrices sont les médiatrices du cinéma pour Cornell et de façon plus large, les artistes féminines constituent des intermédiaires sensibles dans sa relation au « féminin » – il admirait également les danseuses des ballets classiques.

Joseph Cornell. Renée Jeanmaire (Zizi) in Carmen, ballet  1946-1949 Via artnet

Joseph Cornell. Renée Jeanmaire (Zizi) in Carmen, ballet 1946-1949
Via artnet

Joseph Cornell. photomontage for Enchanted Wanderer 1941. Via artnet

Joseph Cornell. photomontage for « Enchanted Wanderer » 1941
Via artnet

Lee Miller, Untitled (collage of Lee Miller) 1949, by Joseph Cornell

Joseph Cornell. Untitled (collage of Lee Miller) 1949

Joseph Cornell 1960

Joseph Cornell 1960. Collage

Joseph Cornell 1965

Joseph Cornell 1965. Collage

Ses constructions (boîtes), ses collages (films) faits à partir d’éléments hétérogènes redonnent au monde une unité que l’on croyait perdue – à l’inverse des artistes du xxe siècle qui perçoivent ce monde comme fragmenté. C’est la paradoxale modernité de son œuvre qui ressemble plutôt à celle de Proust qui pensait que l’art était fait pour donner au passé une forme et éviter ainsi sa disparition. La nostalgie (« quelque chose de mort ») et le désir (« quelque chose de vivant ») sont aussi deux notions inextricablement liées dans la constitution d’archives.

Joseph Cornell. Sans titre. Collage

Joseph Cornell. Sans titre. Collage

Joseph Cornell. Home, Poor Heart 1960 Via artnet

Joseph Cornell. Home, poor heart 1960 Via artnet

Joseph Cornell. Untitled (Ship with Nude) 1964-1966 Via artnet

Joseph Cornell. Untitled (Ship with Nude) 1964-1966 Via artnet

Jpseph Cornell. Lanner Waltzes 1960 Via artnet

Jpseph Cornell. Lanner Waltzes 1960 Via artnet

Joseph Cornell. Untitled 1968 Via artnet

Joseph Cornell. Untitled 1968 Via artnet

Joseph Cornell. Sans Titre 1960 Via artnet

Joseph Cornell. Sans Titre 1960 Via artnet

Joseph Cornell. Untitled (Girl with a Mustache) Via mutualart

Joseph Cornell. Untitled (Girl with a Mustache)
Via mutualart

Joseph Cornell. T'Ang Dynasty 1963 Via mutualart

Joseph Cornell. T’Ang Dynasty 1963 Via mutualart

Joseph Cornell. Andromeda 1965 Via mutualart

Joseph Cornell. Andromeda 1965
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Joseph Cornell. NEW YORK CITY - SPRING 1962 - VALENTINE Via mutualart

Joseph Cornell. New-York city, spring 1962, Valentine
Via mutualart

Joseph Cornell. Untitled (Nude in Marsh) 1960 Via mutualart

Joseph Cornell. Untitled (Nude in Marsh) 1960
Via mutualart

Joseph Cornell. Collage 1960 Via mutualart

Joseph Cornell. Collage 1960
Via mutualart

Joseph Cornell. The Human Thermostat 1960 Via mutualart

Joseph Cornell. The Human Thermostat 1960
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Joseph Cornell. Untitled [Mary Taylor by Lee Miller], c, 1932

Joseph Cornell. Untitled (Mary Taylor by Lee Miller) 1932

 

Joseph Cornell 160-1970. Collage

Joseph Cornell. Betty Page collage 1960

Joseph Cornell. Betty Page collage 1960

Toute sa vie au gré de ses découvertes cinématographiques, des films vus, des magazines feuilletés qu’il découpe et dont il remplit ses dossiers et ses classeurs, des publicités qu’il conçoit…, il enrichit sa relation imaginaire aux actrices de cinéma qui représentent pour lui l’innocence et la pureté, l’évanescence féminine. Il les élève au rang d’icônes

Joseph Cornell, Untitled (Naiad), ca. 1962-1965

Joseph Cornell. Untitled (Naiad), ca. 1962-1965

CINEMA EXPERIMENTAL

La vie de Cornell suit l’histoire du cinéma, il va dans les nickels-odéons et les pennies arcades2, il voit des films dans les foires et les fêtes foraines, puis dans des théâtres avec accompagnement musical, il découvre les films teintés et assistera aux passages au parlant et à la couleur.

Le film Rose Hobar(1936) a été entièrement composé par Cornell à partir d’images trouvées dans des entrepôts du New Jersey, la plupart provenant d’un film de série B intitulé A l’Est de Borneo. Pour les rares projections qui ont eu lieu de ce film, Cornell faisait entendre le disque de Nestor Amaral, Holiday in Brazil et diffusait le film à travers un filtre bleu foncé pour lui donner un aspect onirique. Le film a été présenté à la Julien Levy Gallery en décembre 1936 dans le cadre de la première Exposition Surréaliste au Museum of Modern Art de New York. Salvador Dalí, présent à New York pour le vernissage au MoMA, était présent et le film a déclenché sa fureur, Dali proclamant qu’il avait eu lui-même l’idée d’appliquer au cinéma les techniques du collage. Dali a fait remarquer à Cornell qu’il ferait mieux de s’en tenir à ses boites et celui-ci, de nature timide, a renoncé à montrer ses films en public.

Rose Hobart est un concentré « amoureux » de Cornell pour une actrice, une cristallisation poétique et cinématographique provoquée notamment par la disparition de l’histoire contenue initialement dans East of Borneo.Cornell ne s’intéresse qu’à l’actrice, à son visage anxieux et aux gracieux mouvements de son corps mis en valeur par de nombreuses ellipses, des arrêts et des sauts de montage érigeant le faux raccord en principe esthétique et ce soixante ans avant In the Mood for Love. En plus des gros plans, Cornell a notamment choisi de garder ceux où le corps de l’actrice est cadré par des rideaux, des fenêtres, des portes, des balcons, ce qui provoque un travail de sur-cadrage et de mise en scène supplémentaire. Il a enlevé les dialogues et la musique et il projette le film à la vitesse du cinéma muet pour le ralentir. Toutes ces manipulations visent à créer un style onirique et élégant qui sublime l’actrice. Cornell est à la fois un spectateur sophistiqué, un cinéphile amoureux et nostalgique du cinéma muet, le seul qui vaille pour lui – son film peut se voir comme une analyse restrictive de East of Borneo – et il se comporte en fan séduit par l’actrice car le montage est entièrement organisé autour d’elle. Mais peut-être est-ce la même chose… Une éclipse, un moment important du film, a été totalement créée par Cornell qui a rajouté des plans. C’est le cas en début de film où pendant quelques secondes, des images montrent un groupe de personnes les yeux levés vers le ciel regardant au travers de quelque chose. Cette éclipse donne un sens poétique à l’anxiété de Linda qui semble être dans l’attente de quelque chose, elle instaure un léger suspens. Rose Hobart était accompagné de deux extraits musicaux enregistrés sur un disque, une rumba brésilienne qui accentuait ironiquement le caractère inquiet du personnage joué par l’actrice. Initialement le film était projeté au travers d’une vitre bleue, mais à la fin de sa vie, Cornell donna l’instruction de teinter la copie et de joindre en boucle la musique. Rose Hobart, pendant plus de trente ans, restera une expérience singulière dans l’histoire du film de montage. Peut-être parce que seul un collectionneur de film pouvait faire un tel objet : l’amour du cinéma mais aussi l’expérience des accidents qui arrivent au projectionniste amateur car lorsque les films cassent, les collures engendrent des montages accidentels. Élément qui pourrait être l’un des « génératifs » de l’esthétique des films de Cornell. Rose Hobart fut montré pour la première fois à la Galerie Julien Levy en décembre 1936 dans un programme comprenant Anemic cinéma de Marcel Duchamp, l’Étoile de mer de Man Ray et une sélection de films de sa collection intitulée « Goofy Newsreel » (« Actualités stupides ») : des films Zecca, une série comique américaine « Unreel Newsreel »… Après avoir vu Rose Hobart Salvador Dalí se mettra en fureur contre Cornell l’accusant de lui avoir volé le concept. Cornell en sera profondément affecté.