
Marcel Bovis(1904-1997) . Nu féminin dissimulé en partie par un tronc d’arbre, façade de maison. Photomontage. Source: RMN

Marcel Bovis(1904-1997) . Nu féminin dissimulé en partie par un tronc d’arbre, façade de maison. Photomontage. Source: RMN

Marcel Bovis(1904-1997) . Nu féminin et extérieur cour. Photomontage. Source: RMN

Marcel Bovis(1904-1997) . Passage, visage féminin, sculpture. Photomontage. Source: RMN

Marcel Bovis(1904-1997) . Nu féminin. Photomontage. Source: RMN

Marcel Bovis(1904-1997) . Nu féminin, Paris. Photomontage. Source: RMN

Marcel Bovis(1904-1997) . Devanture magasin de gravures, jambes. Photomontage. Source: RMN

Marcel Bovis(1904-1997) . Nu féminin . Photomontage. Source: RMN

Marcel Bovis(1904-1997) . Nu féminin . Photomontage. Source: RMN

Marcel Bovis(1904-1997) . Premier essai de photocollage . Photomontage. Source: RMN

Marcel Bovis (1904-1997). J’ai choisi la liberté . Photomontage. Source: RMN

Arnold Genthe. Isadora Duncan 1916. Source: NYPL

Lyudmila Tobolina Людмила Таболина
« Decanter », 1998, from « Inconceivable Petersburg »

Nini Theilade. Ballets Russes 1935

Bessie McCoy Davis as Performer of the Song « Yama Yama Man » for the Show ‘The Three Twins’
Photograph by Charlotte Fairchild, 1909



Marcel Bovis. Le modèle et son double 1976. Photomontage. Source:RMN

Marcel Bovis. Nu féminin, panneau de photographe extrait de la série sur les Fêtes 1990. Photomontage. Source: RMN

Marcel Bovis 1950. Photomontage. Source: RMN

Marcel Bovis (1904-1997) untitled (solarized nude), 1936. Source: liveauctioneers

Karel Teige1930
Via Gazette Drouot

Thomas Weir. Virgin forest.
Thomas Weir. Virgin forest vers 1960
Source ici:http://www.honeybadgerco.com/4126/thomas-weir-the-virgin-forest/

Antonin Artaud. Autoportrait 1948

Antonin Artaud (1896 – 1948). La projection du véritable corps. Mine graphite et craie de couleur grasse sur papier

Antonin Artaud. “La coquille et le clergyman” 1928. Photographie de plateau. Collection Paule Thévenin. Scan personnel de la revue Obliques numéros 10-11, 1976
Plus sur le film ici: http://www.arte.tv/fr/la-coquille-et-le-clergyman/892138,CmC=892144.html

Lucien Clergue. Jean Cocteau. L’homme cheval dans la carrière des Baux de Provence 1959.
Plus sur “l’Orphée” de Cocteau ici:http://savoir.fr/l-orphee-de-cocteau

Jean Cocteau peignant un visage dans le décor du film “Le sang d’un poète” 1930

The dancer Nini Theilade


































Baron (Sterling Henry Nahum). Alicia Markova as Giselle 1948. Source: etsy

Julian Mandel. From Nus fantastiques 1932

Julian Mandel. Posed nude portrait 1920
Le monstre (1903). A film by Georges Melies. Music: Louis Ganne’s “Extase” perforned by the Tollefsen Trio (1911).

Baron (Sterling Henry Nahum). Le jeune homme et la mort, taken on the stage at the Winter Garden Theatre 1947. Source: etsy

Roger Parry. Ludmila Tcherina 1943

Anton Giuglio Bragaglia. Double portrait of Lulu Gould 1928

Anton Giulio Bragaglia. The fan 1928

Anton Giulio Bragaglia. The fan 1928

Anton Giuglio Bragaglia. The kiss 1930


Toyen(Marie Cerminova). The snap 1967

Frank Brangwyn. Study for The British Empire Panels 1925

Frank Brangwyn. Study for The British Empire Panels 1925

Frank Brangwyn. Study for The British Empire Panels 1925

Frank Brangwyn. Study for The British Empire Panels 1925

Frank Brangwyn. Étude pour les peintures murales de Horton house 1916



Ruth Hollick. Whole lengh portrait of woman 1910-1930



Aenne Biermann. Paris, Avenue des Champs-Élysées 1929






































C. Yarnall Abbott. The dreamer 1900
Jules De Bruycker est un peintre, aquafortiste, aquarelliste et dessinateur né à Gand dont le thème de prédilection est sa ville, et la vie quotidienne à Gand.
J’ai néanmoins choisi ici de vous présenter principalement une sélection de ses nus. Vous trouverez toutes ses œuvres sur son site: julesdebruycker.be




























Jules Debruycker




























Franz Roh. Sans titre 1930



Elio Luxardo. Rome 1940






Val Telberg. Untitled 1948


Thérèse Le Prat. Scan personnel de Formes Nues 1935

Cecil Beaton. Mme Beaton en bas / Mlle Nancy Beaton / Mlle Baba Beaton (en haut) / 1929. Photomontage

Herbert List. Untitled 1929. Photomontage
« Animé d’une curiosité insatiable qui le poussa tout au long de sa vie à élargir la vision de son art, Auguste Rodin ne pouvait qu’être amené un jour à s’intéresser à la danse qui, de par sa nature même, s’offrait à lui comme un véritable écho de son propre travail de recherche sur l’expression corporelle et les possibilités plastiques du corps humain.
Mais contrairement à un artiste comme Degas son intérêt ne se porta pas vers les ballets qu’il trouvait « trop sautillants, trop brisés ». Il leur préféra des créations novatrices comme celles de Loïe Fuller ou Isadora Duncan dont l’idée était de renouer avec les sources antiques de la danse en redonnant toute sa liberté au corps. Vaslav Nijinsky, qu’il appréciait particulièrement, lui accorda également quelques séances de pose en remerciement de son soutien après la polémique engendrée par son dernier ballet l’Aprés Midi d’un Faune de Debussy. Et la correspondance intéressante qu’il entretenait avec beaucoup de danseurs ainsi que le certain nombre de spectacles et de démonstrations dont il fut l’organisateur dans les jardins de l’Hôtel Biron (aujourd’hui Musée Rodin) témoignent de la place importante que prit cet art dans sa vie.
Bien qu’il ait réalisé de nombreuses sculptures de Nijinsky ou encore de la danseuse japonaise Hanako qui fut l’un de ses modèles favoris, la danse ne s’exprima bien pour lui que dans le dessin et l’esquisse. Car Rodin qui n’a jamais abandonné le dessin (c’est lui qui en 1887 illustra l’édition originale des Fleurs du Mal de Beaudelaire) y attachait en fait une très grande importance,
« Par lui l’oeuvre prend la puissance des choses naturelles, sans dessin pas de vérité » disait-il.
Il ne faut donc pas s’étonner qu’il ait choisi ce support de prédilection pour traduire la danse dans tout ce qu’elle expose justement de vérité corporelle
Son goût particulier pour la danse exotique se révéla lors de l’exposition universelle de 1889 où il assista au spectacle d’une troupe javanaise et, pris d’enthousiasme, en réalisa sur le champ quelques esquisses. Et c’est l’exposition coloniale de Marseille, organisée en 1906 par Jules Charles Roux, président de la compagnie Générale Transatlantique et de l’Union Coloniale, qui lui fournit l’occasion de renouer avec cet engouement.
Entre le 15 Avril et le 18 Novembre 1906 se tint en effet à Marseille, porte de l’Orient, la toute première de ces manifestations. Nous sommes en pleine apogée de la France coloniale, et celle ci contrôle le Cambodge depuis 1884. A cette occasion le roi Sisowath Ier qui venait d’être couronné fut reçu solennellement par la France, accompagné par le Ballet Royal, 42 danseuses qui avaient fait le déplacement depuis Phnom Penh.
Lorsqu’il rencontre la troupe pour la première fois lors de son passage à Paris pour la représentation exceptionnelle au théâtre du Pré Catelan, Rodin enthousiasmé par la pureté et la grâce des expressions, eut un véritable coup de foudre pour l’esthétique de cet art que représente la danse classique khmère.
« Je les ai contemplées en extase. Quel vide quand elles partirent, je fus dans l’ombre et le froid, je crus qu’elles emportaient la beauté du monde » dira-t-il plus tard.
Subjugué, l’artiste demanda alors de rejoindre les interprètes dans l’hôtel particulier où elles résident afin de saisir quelques poses et entama immédiatement une première série de dessins …
Mais les danseuses étaient attendues et doivent regagner Marseille… Alors sans plus réfléchir Rodin quitte tout pour les suivre… Il semblerait même qu’il soit parti si précipitamment qu’il ait oublié son matériel à dessin et dut demander à un épicier du papier d’emballage pour pouvoir fixer ses impressions…
« Elles ont fait vivre pour moi l’Antique… Elles m’ont fourni des raisons nouvelles de penser que la nature est une source intarissable à qui s’y abreuve… Je suis un homme qui a donné toute sa vie à l’étude de la nature et dont les admirations constantes furent pour les oeuvres de l’Antique: Imaginez donc ce que put produire en moi un spectacle aussi complet qui me restituait l’Antique en me dévoilant du mystère… Ces danseuses khmères nous ont donné tout ce que l’Antique peut contenir car il est impossible de porter l’art divin aussi haut ».
Rodin retrouvait ici la pureté et l’universelle beauté qu’il avait découverte dans l’étude des Grecs et fut saisi et captivé par la spiritualité de cet art millénaire où les Apsaras, danseuses célestes, sont les messagères des rois auprès des dieux et des ancêtres.
En une semaine il exécuta environ 150 dessins, retranscrivant ou interprétant les poses du ballet avec une fascination évidente pour les bras et les mains, dessins qu’il aquarella par la suite dans des harmonies d’un rare raffinement.
Très attaché à la série des danseuses cambodgiennes, l’artiste ne vendit que très peu de ses œuvres, en donna quelques unes, et surtout en exposa beaucoup, preuve de son attachement au travail graphique et à la pure beauté que celui-ci révèle,
« C’est la peinture, la sculpture, la musique tout entières qui s’animent »…
Quelle plus belle définition pouvait donner de la danse celui qui par trois fois échoua au concours d’entrée des Beaux Arts car son travail ne correspondait pas aux conventions académiques et qui, précisément grâce à ce style impossible à inscrire dans un courant défini, atteint de son vivant la consécration internationale… »

Atelier Willinger. Lea Niako 1927






En quinze ans, Egon Schiele a réalisé une centaine d’autoportraits, un record dans l’histoire de l’art ! Il faut dire que le genre introspectif est à la mode chez les artistes expressionnistes, contemporains de la psychanalyse, et Schiele ne diffère en cela de Kokoschka, Spilliaert ou Ensor que par le nombre impressionnant des tableaux dont il est le modèle.
Il est vrai que le principal ornement de son premier appartement était un grand miroir, un cadeau de sa mère ! Voilà qui aurait intéressé Sigmund Freud.
Dans ses dessins, Schiele ne s’encombre guère d’attributs. L’être est nu, et souvent littéralement : le « déshabillage de l’âme » s’accompagne d’un « déshabillage du corps ». Portraits et autoportraits sont réduits à eux-mêmes, sans accessoires ni décor, seule compte la pose, théâtrale, grinçante, dramatique, torturée, toujours très expressive : Egon Schiele reste dandy (on dirait « classe » aujourd’hui) jusque dans ses impudeurs. Ses dessins sont souvent dérangeants, mais restent pour la plupart parfaitement soutenables. Il souffre somme toute avec beaucoup d’élégance graphique.
Egon Schiele ne semble pas beaucoup s’aimer lui-même – enfin, c’est en tout cas le message qu’il veut faire passer – ou alors il prend plaisir à torturer son double pictural ; il est sa propre marionnette, son « dopplegänger » (un sosie inquiétant de la culture germanique).
Cependant, on comprend mieux les tableaux d’Egon Schiele en les inscrivant dans le contexte particulier de Vienne en 1910 : l’expressionnisme ne concerne pas que les arts plastiques, et Schiele est un amateur de danse qui va aux spectacles expressionnistes (on parlait alors de « danse libre ») d’Isabella Duncan ou des sœurs Wiesenthal. Tout comme dans la pantomime (le célèbre mime Erwin van Osen fût l’un de ses meilleurs amis), le corps se casse, l’angle est préféré à la courbe, le geste est exagéré jusqu’à la caricature, le masque est tragique pour mieux personnifier le sentiment.














Wanda Wulz. Exercice 1932

Wanda Wulz. Exercice 1932

Wanda Wulz. Self-portrait 1932

Wanda Wulz. Self-portrait 1932

Trude Fleischmann. The dancers Mila Cirul and Julian Algo, Vienna 1920





George Henry Seeley. Autumn 1907

Rudolf Koppitz. Forest under snow 1910




Ce photographe anonyme a laissé plus de cinq mille clichés des années folles. Autour d’une passion: les femmes et leur sexe. Les Origines du monde selon Monsieur X.
En 1976, un octogénaire pousse la porte d’une librairie spécialisée dans le livre ancien et les curiosa: en vitrine, il a vu des photos anciennes un peu corsées. Le vieux monsieur possède une série de clichés osés et, semaine après semaine, Monsieur X (le libraire l’a baptisé ainsi puisqu’il n’ a jamais pu l’identifier) apporte des caisses de photos, la plupart en 18×24, d’autres en 6×13, certaines en stéréoscopie. Dans le petit cénacle de la photo érotique, c’est une révolution: personne ne connaissait ces photos, vite identifiables grâce aux obsessions précises de Monsieur X. Les éro-collectionneurs savent le jour où passe Monsieur X, ils se précipitent le lendemain pour racheter ses clichés au libraire. Depuis, Monsieur X est devenu une valeur identifiée de la photo érotique ancienne.
Il y a quatre, cinq ans, probablement après sa mort, un autre libraire a récupéré près de 5 000 contacts, qu’Alexandre Dupouy, de la galerie Les Larmes d’Eros, a identifiés comme ceux de Monsieur X. Celui-ci y apparaît, plutôt bel homme, aux côtés d’une fille nue dans une glace. Un autre homme est présent, un ami qui a tout du tenancier de bordel. Derrière les planches contact, quarante-neuf prénoms, à réciter comme un poème surréaliste: «Andrée, Angèle, Babette, Cécile, Charlotte, Christiane, Colette, Denise, Didich, Etiennette, Fanfan, Gaby»… jusqu’à «Yasmina, Yvonne et Zita». Sur ses tirages, Monsieur X a gratté le numéro de plaque minéralogique de sa voiture. Dupouy l’a retrouvé sur ses contacts, il aurait pu ainsi l’identifier mais il a préfèré respecter l’anonymat du bonhomme.
Sa galerie présente aujourd’hui près de trois cents clichés de Monsieur X, ainsi qu’une monographie. «Il tirait lui-même ses photos mais c’était un médiocre laborantin». L’obsession de Monsieur X, c’est le tableau de Courbet, l’Origine du monde. Monsieur X est fou du sexe de la femme, et des femmes qui, pour lui plaire, exhibent leur sexe devant son objectif (même si elles gardent leur chapeau cloche). Sa posture préférée: une ou deux femmes en exhibant une autre…
Ses modèles, à l’évidence, étaient pensionnaires dans une maison close. Sont-elles si heureuses ou est-ce le sourire de l’esclave dansant dans son champ de coton? Sur les photos, elles rigolent; c’est charmant, littéralement. A l’occasion, un regard se fait plus triste, comme une fissure dans ce bonheur louche. Parfois Monsieur X et son ami le tenancier présumé les emmènent à la campagne, ça vous prend des allures de Maison Tellier. Et en avant, jarretières en bataille dans la nature.
Monsieur X est aussi un amoureux de la photographie, à l’ère Brassai. Monsieur X soigne ses cadrages et laisse quelques nus académiques. Telle femme, les yeux fermés, un sein dévoilé, la camisole relevée sur son Origine du monde, le bas roulé juste en dessous du genou, s’inscrit d’emblée dans le plus bel imaginaire surréaliste. Une belle photo, c’est aussi la qualité, l’intensité de la relation entre le photographe et ses modèles. Les prostituées ont trop souvent été victimes d’artistes qui les tiraient comme au safari. L’obsédé Monsieur X reste un photographe de la proximité, un proche.
(Source du texte: liberation.fr/, mai 1996. Hélène Hazera)

Monsieur X. Nus et polissonneries 1930 Via mutualart

The actress Romy Schneider lighting a cigarette

Unidentified photographer. Woman smoking. Undated